Bête du Gévaudan - Lozère
Le 30 juin 1764, Jeanne Boulet, jeune fille de 14 ans est tuée par "la bête féroce" dans un village près de Langogne en Lozère. C'est la 1ère victime officielle d'une longue série de meurtres. En août et septembre la Bête frappe encore, faisant de nouvelles victimes. Les attaques se produisent de jour, en pleine campagne mais aussi dans les villages. La terreur s'installe.
De nombreuse battues vont être organisées. En novembre 1764, une cinquantaine de dragons du roi commandés par Duhamel s'installent à Saint Chély d'Apcher. Les nombreuses chasses qu'ils effectuent restent infructueuses et surtout, la "Bête" frappe toujours. Rapidement impopulaires auprès des paysans, les soldats doivent repartir.
En mars 1765, arrivent en Gévaudan les d'Enneval père et fils, des gentilshommes normands considérés à l'époque comme les meilleurs louvetiers du royaume. Mais, malgré de multiples battues, leur traque reste vaine.
Les crimes se multipliant, louis XV finit par envoyer en juin 1765 son propre lieutenant des chasses, François Antoine. En septembre, celui-ci tue un énorme loup qu'il considère comme la "Bête". L'animal, naturalisé, est envoyé à Versailles. L'affaire est officiellement close.
Pourtant les attaques se poursuivent, et on dénombrera encore plus d'une vingtaine de morts jusqu'au 19 juin 1767, date à laquelle, lors d'une battue organisée par le marquis d'Apcher, Jean Chastel, un villageois, tue un énorme molosse avec des balles bénites. A partir de ce jour, le carnage prit fin.
Le mystère autour de la "Bête" demeure toujours.. Etait-ce un loup? un chien dressé? une hyène? Les victimes en tout cas, près d'une centaine, étaient malheureusement bien réelles...